Entre agriculture et nature : Pont-à-Celles à l'avant-plan :Concilier agriculture et nature : 30 entités rurales agissent |
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L'exemple vient de Pont-à-Celles, où l'on sauve les haies |
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| Entité rurale -l'espace agricole représente 80% de son territoire-, Pont-à-Celles s'est dotée d'un Plan communal de développement de la nature (PCDN). L'année 2002 a été marquée par de premières réalisations. Au préalable, ce programme avait été approuvé par le conseil communal en mai dernier. Bien que ne faisant pas partie du peloton des vingt premières communes wallonnes ayant mis en place un PCDN dès l'année 1995, Pont-à-Celles est engagée depuis près de dix ans déjà dans une démarche de protection et de valorisation de la nature. Le point de départ fut l'adoption d'un Contrat biodiversité établi en collaboration avec la Fondation Roi Baudouin. Divers petits projets ont été réalisés entre 1994 et 1999. Parmi ceux-ci une opération de protection et de relance des vergers hautes tiges en voie de disparition progressive depuis les années 70' ou encore un travail de sensibilisation des agriculteurs, axé sur la nécessité de concilier pratiques agricoles et respect de la biodiversité. | Un coup d'accélérateur fut ensuite donné en 1999 et 2000 avec la participation de la commune, en partenariat avec celle des Bons Villers, au programme européen Leader 2 visant à favoriser une politique de développement rural. Connu sous l'appellation Pays de Geminiacum, ce programme s'est achevé en 2001 mais la dynamique de collaboration instaurée entre les deux entités s'est prolongée. Parmi les autres projets récemment aboutis, on retiendra aussi la création du parc du Prieuré inauguré l'été dernier au cœur de la commune. Planté d'essences indigènes, ce petit parc regroupe un verger didactique et un jardin de plantes aromatiques, L'objectif est de renforcer en 2003 la qualité de l'accueil du public, en particulier des écoles, dans cet espace vert, précise Nicolas Bosmans, écoconseiller de la commune. Cette année a vu la mise en œuvre de nouvelles mesures destinées à maintenir les haies existanteset à créer des bandes herbeuses comme zones tampon entre les cultures et les espaces |
boisés, les cours
d'eau ou encore les chemins agricoles. L'entretien et la valorisation
de nos paysages est un fil conducteur du PCDN, commente Nicolas
Bosmans. Cette année dix agriculteurs ont ainsi contribué à sauvegarder
11,5 kilomètres de haies. Le PCDN est une démarche
ouverte. On réfléchit en permanence à toutes
les implications paysagères mais aussi des activités
rurales. Pour l'heure, la commune met en chantier dans le
cadre du programme d'actions pour 2002/2003 une douzaine de projets
centrés notamment sur la valorisation des vergers hautes tiges,
l'aménagement d'un étang à Luttre, la valorisation
des abords du canal Charleroi-Bruxelles, la plantation de nouvelles
haies ou encore une campagne d'animation sur la biodiversité dans
les écoles primaires de février à juin 2003.
GUY ITTELET,
© LE SOIR, 11 décembre 2002 |